Boîte à outils du militant

Mercredi 28 mai 2008

Un collègue peut-il se voir imposer plus d’une HSA ?

NON. Le décret de 1950 modifié en 1999 limite l’obligation de service à une seule heure supplémentaire. Pour un collègue certifié qui dans son service a une décharge statutaire (ex-cabinet d’histoire ou première chaire), l’heure supplémentaire est la 18

e heure inscrite à l’emploi du temps hebdomadaire, son maximum de service étant abaissé d’une heure, soit 17 heures. S’il a à la fois une heure de laboratoire et la première chaire, l’heure supplémentaire obligatoire est la 17e heure. Les collègues en temps partiel, parents d’enfants en bas âge... sont dispensés de toute HSA.

Que faire si le chef d’établissement passe outre ?

Il ne le peut pas. S’il le faisait, dès le conseil d’enseignement de fin d’année ou lors de la communication du projet de service ou à la prérentrée, il faut refuser par écrit en référence au décret statutaire, saisir la section locale et la section académique du SNES. Le SNES appelle à organiser dès à présent le refus collectif des heures supplémentaires.

Les HS payées 25 % de plus, c’est fait ?

On en est loin. L’annonce du Président s’est traduite simplement par l’augmentation des seules HSE d’environ 9 %. La rémunération des HS est fixée par un taux annuel par grade, quel que soit l’échelon. À partir de ce taux, réduit de 30 % par rapport à l’heure normale moyenne, la première HSA est majorée de 20 %, et les HSE de 25 %. On reste dans presque tous les cas en dessous de la rémunération d’une heure incluse dans le service. De plus, le versement des HS est interrompu par les congés ou absences du prof.
Pourquoi cette volonté de développer les HS ? La politique gouvernementale veut réduire le nombre des emplois publics. Les HS sont une des voies choisies puisque le budget 2008 supprime 3 500 emplois à ce titre. Et c’est aussi une façon de contourner la revendication d’améliorer le pouvoir d’achat de nos salaires.

 

Anne Féray

Par snes-ee-60
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Lundi 21 janvier 2008
Motion déposée par les personnels enseignants au CA
-Au sujet de la généralisation des Bac pro 3 ans-
 
 
Le ministre de l'éducation nationale a adressé aux recteurs d'académies une note dans laquelle, du jour au lendemain, on a pu lire l'annonce brutale de la suppression programmée des BEP à la rentrée 2009.
Dès la rentrée 2008, au moins 25% (45000) des élèves de 3ème intégrant une formation professionnelle seront orientés vers un Bac pro en 3 ans en remplacement des BEP supprimés.
La méthode est brutale et précipitée, elle est arbitraire (aucune concertation avec les personnels et avec les parents), mais au-delà, cette décision modifie les possibilités des poursuites d'études au-delà de la scolarité obligatoire, et nous fait nourrir les plus vives inquiétudes sur le devenir de certains de nos élèves.
 
En effet, le ministre, sous prétexte de volonté d’élévation du niveau de qualification des élèves (et nous partageons ce souci) prétend mener davantage de jeunes au Bac. Mais il semble oublier que certains élèves, en difficulté scolaire, en voie de décrochage à l’issue du collège ne sont pas susceptibles de réussir un Bac si on les prive du passage par la formation en BEP à l’issue de la 3ème. Et pour ceux-là, que propose-t-il ? Serait-ce pour lui une façon supplémentaire de trier, de sélectionner davantage les élèves en créant un nouveau palier d’éviction au terme de la 3ème ? L’enseignement professionnel coûte cher, et en passant d’une formation en 4 ans (2 ans BEP et 2 ans Bac pro) à une formation en 3 ans (3 ans Bac pro), on perçoit bien que les économies substantielles justifient à elles seules cet « enfer pavé de -fausses- bonnes intentions ».
 
Le ministre n’ignore pas dans quelle difficulté il place nos élèves, issus de ZEP, dont la scolarité est parfois difficile, chaotique…Il le sait puisque le Bac pro en 3 ans a déjà été expérimenté, et évalué par l’Inspection Générale. Dans le rapport de l’IG, on lit notamment que :
« le BEP constitue une première étape vers une qualification de niveau supérieur permettant de sécuriser le jeune dans sa formation. A ce titre, quelles dispositions doivent être prises pour un élève qui sera en situation d’échec au terme de la deuxième année de formation Bac pro 3 ans par exemple ? Que pourra-t-on lui proposer ? »
«  Au motif d’économies immédiates apparentes (gain de moyens d’enseignement de 25%), ces dernières pratiques sont de loin les plus pénalisantes. En effet, elles négligent les publics relevant d’un parcours « ordinaire » en quatre ans (BEP+Bac pro), qui sont pourtant les plus nombreux et qui sont ainsi obligés d’aller chercher ailleurs leur formation ».
 
Alors, où les élèves en difficulté iront-ils chercher cette formation ? « Ailleurs », serait-ce l’apprentissage tous azimuts, par exemple ? C’est-à-dire une formation privée, auprès d’un patron, avec tous les aléas que cela implique (les ruptures de contrats qui laissent les jeunes déscolarisés, les difficultés pour les jeunes issus de l’immigration de trouver un patron, etc) ?
 
Ce n’est pas une réponse satisfaisante. On ne peut pas prôner l’élévation du niveau de quelques-uns (les « meilleurs »), et sacrifier la formation initiale de tous les autres. Pour élever le niveau général des élèves, il faudrait permettre au plus grand nombre de réelles poursuites d’études ; pour cela, il faudrait mettre en place des passerelles entre les différentes formations… Mais cela, trop coûteux sans doute, n’est pas à l’ordre du jour.
 
Cette décision ministérielle est donc très grave : d’une part elle met en péril l’enseignement professionnel public, elle supprime des milliers de postes d’enseignants, et enfin, elle prive un très grand nombre d’élèves – souvent issus de milieux populaires – d’une part très importante de leur formation initiale, et elle leur ôte des chances de réussir scolairement.
 
Les membres du CA condamnent cette décision, et demandent que le ministre revienne au plus vite sur cette mesure inacceptable
Par snes-ee-60
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Dimanche 13 janvier 2008

Exemple de demande pour obtenir une heure d'information syndicale;
Copier avec clic gauche et remplacer ce qui est en italique et surligné en fonction de votre établissement;
N'oubliez pas de signer.

 à ville, le date

Monsieur le chef d’établissement
,
 
            La section syndicale FSU (SNES, SNUIPP, SNEP, UNATOS, SNASUB,…) de l’établissement a l’honneur de vous informer de la tenue d’une réunion dans le cadre de l’heure mensuelle d’information syndicale du mois de mois le date prévue (à déposer une semaine avant) de horaire prévu.
 
            Avec toutes nos salutations.
 
Pour la section FSU :  
Par snes-ee-60
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