Agenda

12/11 : Stage S3 Lycée à Amiens
17/11 au 22/11 : semaine d'actions (grève le 20?)
21/11 : Stage S2 animer un S1 à Creil
27/11 :
Stage FSU60 salaire/RGPP à Creil
2/12 : Elections professionnelles
23/1 : Stage S2 Syndicalisation/Lycée
18/2 : Congrés S2
10 et 11/3 : Congrés S3

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Une tendance de la FSU

L’Ecole Emancipée est une tendance qui a fait le choix de construire la FSU où le droit de tendance est reconnu. Les militant-es de l’EE sont investi-es à tous les niveaux dans la fédération où ils-elles défendent un syndicalisme de transformation sociale appuyé sur les luttes.

Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 20:29

Tous présents : CGT CFDT FO CFTC CGC UNSA FSU SOLIDAIRES
Trois heures pour deux tours de table et le communiqué final ci-dessous


Communiqué commun des organisations syndicales

CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA,

Les organisations syndicales se sont réunies le 05 novembre 2008. Elles mesurent la gravité de la situation économique et sociale et le risque qu’on fasse payer aux salariés, demandeurs d’emploi et retraités, les conséquences de la crise en particulier en termes d’emplois, de salaires et de précarité. Elles ont décidé de se revoir le 24 novembre.

Devant l’inquiétude, l’indignation, voire l’exaspération des salariés, elles estiment de leur responsabilité d’engager un travail commun pour construire des revendications à adresser aux pouvoirs publics et au patronat. Elles affirment que la mobilisation des salariés est un impératif, plusieurs propositions sont en débat.

Elles condamnent toute politique de déréglementation et de dérégulation économique et sociale. Elles interpellent le gouvernement et le patronat pour qu’ils prennent la mesure de la situation.

Le 05 novembre 2008


En résumé ce qu’il faut retenir :

Sur l’analyse de la crise, sa gravité et ses conséquences pour les salariés et chômeurs, sur la nécessité d’y apporter des réponses en tant que syndicats il y a en gros accord. On n’a pas assez creusé pour voir les différences/divergences apparaître. Mais, par exemple, un bref mais violent refus de la CFDT de parler du « service public » non pas sous l’angle des fonctionnaires, ou de l’emploi, mais simplement sous l’angle outil de régulation sociale et de répartition des richesses montre qu’elles peuvent être importantes.
Si tout le monde au final dit être d’accord pour travailler à un texte, certains parlent de « mémorandum » qui analyserait la crise et définirait des grands axes de réponse, des revendications, portées par les syndicats, FO a dit qu’ils étaient d’accord pour travailler mais pas sûrs de l’être pour les porter ensemble au gouvernement et patronat
. On se revoit donc pour cela le lundi 24 novembre.

Sur l’action et les mobilisations
La CGT a annoncé son mandat ferme pour des initiatives rapides mais adaptées. Tenant compte des contraintes du calendrier : le 20 et le 22, puis de la semaine des prud’homales du 1er au 6. Donc propose une journée de manifestations décentralisées avant fin novembre. Ne pas attendre janvier. Rappelle le contexte des prud’homales et exclut de donner l’impression d’une unité… pour ne rien faire.
Dans l’ordre :
Solidaires plutôt pour une journée avec grèves, rapide. Si pas grève manif le samedi mais déjà le 22 donc répétition peu convaincante le 29.
CFDT : n’exclue rien comme modalité, y compris la grève « le 7 ce n’était pas le moment, là oui » ! Mais rien avant janvier.
FO : mandat pour une grève interprofessionnelle quand on veut ! Pour le reste renvoi à sa CE le 20 novembre.
UNSA : préparons les choses, il faut remobiliser nos équipes, pas avant janvier et pas d’avis sur les modalités pour l’instant.
CFTC : rappelle la guerre ouverte par la position commune. Implique de préparer les équipes. Plutôt pour grève rapide.
CGC : la situation est- grave, « un rien peut mettre le feu donc pas d’étincelle inconsidérée », ni grève, ; ni manif
FSU : rappel du 20, du 22. Ne pas refaire le 7. Ne pas attendre janvier.

Le communiqué final laisse donc la porte ouverte à la CGT qui a annoncé qu’elle ferait dans la journée une proposition à ceux qui le veulent pour agir avant le 15 décembre. Mais la discussion entre CGT, FSU et Solidaires a montré les difficultés à trouver une « solution » vu les contraintes.


JM Devron
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Maryse Dumas nous a rappelé ce soir pour nous faire la proposition suivante
- faite à toutes les orgas bien entendu - "La CGT propose, en première réponse au plan "emploi" de Sarkosy une semaine d'actions
revendicatives du 24 au 28 novembre, avec des mobilisations dans les entreprises, des diffusions de
tract et une journée "temps fort" le mercredi 26 qui pourrait (le jour a été choisi en grande partie
en fonction de l'EN) se traduire localement en fonction des contacts par des manifestations,
rassemblements... sur emploi, précarité, salaires, retraites et service public Bien entendu ce premier pas, pour la CGT, s'inscrit dans la démarche de ce matin et elle participera
aussi bien à l'élaboration d'une déclaration/mémorandum qu'à la construction d'une grève en janvier
comme cela se dessine dans l'unitaire." Solidaires en discutera demain - ils ont un BN - mais devraient d'après leurs premiers échanges
s'inscrire dans cette démarche. La CGT souhaite rendre public la chose vendredi soir. Il nous faut donc nous prononcer assez rapidement.
Par snes-ee-60 - Publié dans : Unitaire Interprofessionnelle
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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /Oct /2008 12:32

contribution de S. GERMAIN, publiée le 30/10/08

Une semaine d'actions est prévue du 17/11 au 22/11 pendant le vote du budget et pour poursuivre la dynamique de la manif du 19/10 en associant le 1er dégré, les parents, etc..

Je vous propose un certain nombre d'actions qui ont retenues mon attention pour en choisir une par jour, avec comme point d'orgue, une grève le 20/11;

-rassemblement "pique-nique" à l'IA,

-lâcher de balons "Investir dans l'éducation",

-concert de casseroles,sifflets, tambours,…

- conférence de presse,

-  arrêt de travail sous la forme de l’heure mensuelle syndicale,

-journée de garderie au lieu de travailler ou de faire grève,

- audience à l'IA le 20/11 pour les écoles et collèges, au rectorat pour les lycées,

- stage du S2 le 21/11 : AG pour débattre de la suite,

en attendant vos réponses pour le 3/11 au plus tard, soit en ajoutant un commentaire à la fin de cet article ou à l'adresse suivante : sylvain.germain@aliceadsl.fr

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Contribution de Jean-Michel Drevon (élu EE au niveau national) publiée le 29/10/8.

 

Nous voilà donc, alors qu’il y a à peine un mois on nous expliquait que rien n’était possible, avec un appel « unitaire » à la grève dans le premier degré le 20 novembre. Pouvons-nous, devons-nous, nous en contenter ? Pas plus, encore moins, aujourd’hui qu’hier (le 7 octobre).

 

Il faut impérativement revenir sur le déroulement des choses depuis la rentrée (donc en réalité depuis juin) pour comprendre et garder le cap. Nous avions dit et nous avions raison que l’année dernière, à un moment d’attaques frontales globales, la succession de 24h, sur des thèmes, sur des périmètres, dans des géométries unitaires différents avaient abouti à une faillite de l’action syndicale. Dont le scénario 10 et 17 juin fut l’apothéose. Nous avions dit que ce n’était donc pas la question de la « grève », ni même de « 24h » ou « reconductible » qui était posé, non ce qui était posé c’était la construction d’un véritable plan d’action pour s’opposer aux décisions gouvernementales et faire reculer, dans l’interpro et les Services Publics comme dans l’Education (secteur qui s’était le plus régulièrement mobilisé).

C’est le fil à plomb qui a guidé toutes nos interventions depuis la rentrée. Cela explique parfaitement, maigre satisfaction mais efficace sur le plan du combat, la situation dans laquelle nous sommes.

 

Revenir sur le 7 octobre pour ne pas en tirer des conclusions fausses :

Nous avons vu, très vite, que la tournure que prenait l’affaire du point de vue interpro, n’était pas le bon « plan ». Parce qu’il ne s’inscrivait dans rien de crédible, parce qu’il jouait sur un terrain, l’interpro et une géométrie unitaire, peu crédible. Ceci ne veut pas dire que ce terrain n’était pas juste. Il aurait été bien sûr nécessaire et urgent de construire un vrai blocage privé-public ce jour-là. Les confédérations n’en ont pas voulu et ça s’est très vite vu. Et nous (FSU) étions bien trop faibles pour bousculer cet état de choses.

Mais dès lors que la FSU sautait par dessus sa rentrée, pour s’y raccrocher, on ne pouvait l’ignorer, même si les risques étaient énormes.

L’erreur du SNES et du SNEP, qui ont voulu se saisir du 7 (remarquez qu’à l’époque ces UA là ne se sont pas posé la question de l’état de la mobilisation de nos collègues !) a été de mélanger une démarche interprofessionnelle indispensable et la volonté de certains de leurs S3 d’une grève identitaire, surtout second degré (ce qu’avait bien dénoncé l’EE-SNES) sans réel enjeu revendicatif (car enfin sur la réforme des recrutements comme sur celle des lycées le moins que l’on puisse dire c’est que la lisibilité de l’opposition du SNES était réservée aux spécialistes), en réalité essentiellement tourné vers les paritaires. D’où l’échec réel et traumatique du 7 dans le second degré.

Compte-tenu de la situation dans l’éducation, des conséquences du budget sur l’ensemble du système éducatif, des « discussions » avec le MEN qui montraient une détermination sans faille de Darcos (formation/IUFM, SMA/droit de grève…), la  FSU devait, faute d’action préalable, investir le 7 et en faire au-delà de l’interpro la première étape de remobilisation. La position des UA SNU ne l’a pas permis, sur une argumentation symétriquement fausse – nos collègues ne sont pas mobilisés – alors que le tiers des SD du SNU qui ont appelé de façon volontariste (posant d’une certaine façon les jalons de la suite) ont démontré l’inverse.

Ne sous-estimons pas ce que l’échec du 7 dans le second degré, suivi par une mobilisation relative de ce même secteur le 19 induit aujourd’hui. Les directions UA’en tirent la conclusion que la base est bien moins mobilisée qu’eux ! Alors que la vraie raison de la situation délétère du second degré, c’est l’orientation et la pratique du SNES face à des réformes régressives qu’il s’obstine à n’analyser que du point de vue corpo-catégoriel de son secteur.  Du point de vue des enseignants du second degré, pourquoi se mobiliser quand le message permanent est la discussion avec le ministre, l’essai de grappiller quelques avantages de carrière pour quelques uns ou de maintenir l’organisation et le périmètre des lycées généraux sans plus interroger la réforme des LP ou les programmes du collège. D’où la fin de partie que voudrait bien siffler maintenant UA-SNES. Le SNEP qui on le sait ne partage pas les mêmes analyses sur la gravité des attaques (masters), se révèle souvent incapable de faire autre chose que de suivre le grand frère.

 

Un élément nouveau : le succès de la manifestation nationale du 19 octobre

Nous ne sommes plus dans la suite du 7 octobre. Cette page est, malheureusement quand on voit la crise actuelle, fermée. Nous sommes rentrés avec la manifestation du 19 octobre dans un nouveau cycle. L’Huma avait raison de titrer : « la rentrée des classes ».

Nous avons eu un petit débat en BDFn sur l’appréciation du 19 octobre, le SNES et le SNEP relativisant les choses. Soyons clairs

Faire le 19 le double de manifestants du 18 mai n’était vraiment pas écrit 15 jours, ou même 8 jours avant. Certes ce ne sont pas les 150 000 dont nous avions besoin, ce n’est pas non plus la manif identitaire que voulait l’UNSA. Le succès du 19 se mesure d’abord et avant tout au changement de l’opinion publique qui, comme pour La Poste, considère désormais que l’Education est en danger et que nous avons raison de nous mobiliser. Enfin c’est pour les personnels le signal du départ unitaire (personnels et usagers) qu’ils attendaient.

Donc la suite s’impose. Elle s’impose DANS CE CADRE UNITAIRE très large, surtout ne rien faire qui restreindrait la bataille aux seuls enseignants. Elle s’impose face à un gouvernement qui décide de passer outre tout en manœuvrant habilement pour tenter de calmer le SNES.

 

Peut-on alors se satisfaire d’une grève premier degré le 20 ? Qui sera sans nul doute réussie. Voire poser la question de la reconduction dans le premier degré ?

Paradoxalement c’est le SNUipp qui apparaît maintenant en tirer correctement les leçons et potentiellement constructeur d’un véritable rapport de forces sur son secteur. Ses sections qui ont appelé ont su saisir la colère qui montait le 7 et après (cf Paris), le SNUipp a réussi sa mobilisation pour le 19, plus que le SNES, et maintenant il embarque ses minoritaires (sgen et unsa) dans une grève unitaire premier degré le 20 novembre sur la base d’une théorisation : « le premier degré est maintenant la cible des attaques, tandis que le collège est ignoré et le lycée apparemment épargné. » C’est bien sûr faux. On a déjà beaucoup écrit dans l’EE et la FSU sur la transformation néo-libérale du système. Il faut sur ces points importants, car l’analyse et le travail de fond restent toujours indispensables pour comprendre et donc combattre efficacement, lire les analyses par exemple de Meirieu et de Paget sur le Lycée et relire le dossier de la revue issu des JE.

Il y a à refuser de tomber à nouveau dans le piège de Darcos qui est en train de réussir la division premier- second degré que bien d’autres ont joué avant lui (Allègre), tout en menaçant la scolarité des enfants des classes populaires à tous les niveaux , de la maternelle à l’université, à menacer à tous les niveaux les droits des personnels, à développer à tous les niveaux la précarité et la remise en question des garanties statutaires.

 Il faudrait qu’une direction syndicale soit bien aveugle pour ne pas en tirer les conséquences dans cette période.

Est-ce que la question de l’unité est un problème ? NON

L’UNSA et le SGEN évidemment sont tout heureux de ne pas avoir à combattre dans le second degré puisqu’ils sont en gros d’accords avec la réforme des lycées – à part les suppressions de poste, mais souvenez-vous comme le nuage de Tchernobyl et la crise qui épargne l’hexagone, les suppressions de poste épargnent  le Lycée ! – Et le SNES qui parait-il est en désaccord, mais qui martèle quand même que Darcos a beaucoup reculé face à ses mobilisations (lesquelles ?) notamment le 19 donc avec le SGEN et l’UNSA, (va comprendre Charles !) ne veut pas d’une grève unitaire le 20  bloquant à son tour la FSU ? .

 Le 20 peut être et doit être une date véritablement fédératrice : Le supérieur (les étudiants avec l’UNEF , mais aussi le snesup), a lui immédiatement basculé du 13 vers le 20. On peut être sûr aussi que les lycéens se saisiront du 20, même si j’ignore leur analyse de la réforme du Lycée, mais les « radicaux » ne se préoccuperont pas de cela. La FCPE et les mouvements pédago aussi, qui payent cher, budgétairement, la RGPP.

Il est encore temps, il est plus que temps, de mener partout la bataille pour faire changer l’orientation du SNES. On le sait son rendez-vous est le 5 novembre (BN je suppose).

Il faut comme nous l’avons fait dans le premier degré, en sachant que dans le Snes même les S3 critiques ne se démarqueront pas si facilement de la direction nationale, surtout pour faire du fédéral, faire monter la pression.

Une contribution ou lettre ouverte de l’EE à la FSU et aux directions des syndicats éduc sera un point d’appui.

 

Bien sûr ce sont les vacances. Bien sûr les délais sont courts. Mais si nous (EE) ne menons pas cette bataille, y compris par rapport au reste de la fédération alors nous serons tout aussi déconsidérés comme tendance d’orientation et d’opposition. Car derrière l’Education, c’est toute la bataille contre la RGPP, donc pour les SP qui est engagée (cf Météo). Et derrière c’est la réponse à la crise comme Sarkozy l’a très bien cadré de son point de vue à Annecy.

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Par snes-ee-60 - Publié dans : Situation-Action
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Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 17:09

Compte-rendu du BDFN DU 22 OCTOBRE par Jean-Michel DEVRON de l'Ecole Emancipée nationnale.

Comme prévu un BDFN hallucinant. Front renversé entre SNUipp d’un coté et SNES-SNEP de l’autre.

La réunion des secrétaires généraux snes, snu, snep avec GA (Gérard Aschiéri), avant, n’ayant pas permis de régler le problème, parce qu’insoluble, GA essaie de trouver une voie de passage qui ne résistera évidemment pas au débat que les élus Ecole Emancipée ont impulsé.

Accord global sur le succès de la manif, surtout du point de vue « population » (sondage) même si on n’a pas atteint les chiffres que l’on souhaitait, mais dépassé largement ceux que l’on craignait.
Le SNES minimise toutefois un peu la chose pour justifier qu’il y a encore beaucoup à faire pour expliquer et convaincre nos collègues. Mais accord de tous pour poursuivre dans ce cadre unitaire large.
Oui mais sur quoi et comment ?

Le SNU explique donc son appel à la grève, fait comprendre que le SGEN sera d’accord mais va jusqu’à dire qu’il fera seul s’il le faut. «C’est le pire ministre que l’école primaire ait connu» dira G.Moindrot. Comme quoi tout arrive à qui sait attendre !
C’est bien vrai diront snes et snep, Darcos considère que l’affaire du premier degré est close et passe à autre chose. Mais justement, dans le second degré on ne peut en rester à la plate-forme du 19 ; IL faut les postes bien sûr mais aussi le  paritarisme, le Lycée (et on est en total désaccord avec sgen et SE),…
Ce qui ne les empêche pas d’expliquer que les reculs de Darcos sur le lycée sont dus à la mobilisation, donc forcément celle du 19 sauf à penser que le 7… Donc oui il faudra une grève, mais trop tôt pour décider, et pas unitaire et les élections et … Donc pas de mandat FSU pour ce soir sauf une « semaine d’action ».

Nous(les élus Ecole Emancipée)avons cartonné tout le monde, il se trouve que nos analyses et propositions depuis deux mois ont le mérite de la cohérence, ce qui les énerve beaucoup : le SNU qui découvre l’insupportable mais après le 7 et qui a contribué à cet éclatement fédéral ; le SNES qui reste sur l’échec du 7 sans l’analyser correctement, et en oubliant que bien peu l’ont réellement voulu et fait, et donc se replie sur les élections.
On (les élus Ecole Emancipée) démonte leur argumentation en disant que l’on demande un mandat FSU, donc pas d’abord unitaire, sur notre plate-forme. Ensuite refusera qui veut. Que l’on (les élus Ecole Emancipée)n’essaie pas de nous faire croire que c’est le sgen et l’unsa qui nous font peur dans le second degré où ils sont déliquescents.
En réalité le snes, le snep mais aussi le snasub sont furieux contre le SNU-UnitéAction qu’ils accusent, semblent-ils pas complètement sans raison d’avoir déjà tout préparé pour une grève premier degré, au cas où. Ils payent aussi l’échec du 7 et même la relative faiblesse de la mobilisation second degré le 19 alors qu’ils croyaient que c’étaient eux la locomotive. Ils théorisent un truc absurde du style, les personnels ne sont pas prêts, alors que pour le 7 ils ne se sont évidemment pas posé cette question.
On (les élus Ecole Emancipée)dénonce  une politique anti-fédérale aberrante et qui ravit le ministre : sur la formation des maitres, maintenant sur les  postes, le paritarisme, le lycée, le primaire chacun part en ordre dispersé. On (les élus Ecole Emancipée)leur rappelle que si faiblesse de mobilisation, réelle, il y a eu c’est faute de clarté dans les batailles (concertation lycée) faute de fédéral (IUFM et 7 oct) faute de volonté de convaincre et d’absence d’appel mobilisateur. Que tous les signaux montrent que si l’on avait un appel clair et fédéral et unitaire large le 20 ce serait un succès. On (les élus Ecole Emancipée)leur dit que leur position ne sera pas tenable, quand les lycéens, les étudiants, les autres fédés de l’éduc appelleront le 20.
Le SNEP sent très vite l’impasse mais ne peut lâcher le SNES en rase campagne. Le SNES reste arc-bouté, mais incapable d’argumenter. A part le SNASUB qui continuent sur le thème c’est terrible pour les agents, donc on ne peut rien faire, les autres syndicats de l’EN regardent abasourdis.

On sort finalement avec :
La décision de mener fédéralement et au niveau unitaire la bataille sur le paritarisme. En contradiction avec les engagements pris à la FP
Pour l’unitaire large : mandat pour proposer une « journée nationale d’action le 20 (journée des droits de l’enfant) » avec des modalités à voir entre fédés de l’éduc. Le SNU rappelle que lui fera très vite (avant mardi prochain pour son bulletin) les autres crient à la tentative de leur forcer la main.

L’unitaire montre un large accord 

- Pour souligner le succès du 19 et la détermination de tous à continuer ensemble, à 21, sur une longue durée. Gérard finira par proposer que nous devenions un « collectif » pour témoigner de la volonté de s’inscrire dans la durée.
- Pour intervenir de façon nationale, concertée et publique sur les parlementaires pour le budget (de l’éduc, de la l’enst sup, de jeunesse et sports). Contextualiser avec la crise et les choix politiques.
- Ok pour le 20 de la FCPE, de l’UNSA, de la CFDT, de la CGT, de SUD educ, de l’UNEF, des lycéens.

Mais comme il y a nécessité d’une unitaire des fédés de l’éduc pour décider sans instrumentaliser le collectif, et comme l’UNSA comprend les tiraillements dans la FSU, ils bagarrent pour parler d’une semaine d’action, sans date précise. Les 8 orgas autour de la ligue de l’enst concernées par les « détachés compensés » et par les coupes budgétaires vont mener campagne à tous les niveaux. Accord pour que tout cela soit coordonné dans une semaine du 17 au 22.

Voilà. L’unitaire est plutôt encourageante. Le SNES et le SNEP sont désormais dans la merde. Il faut les harceler et faire connaitre – ils ont refusé au snes de consulter les S3- leur décision. Il est tout à fait possible de gagner un appel unitaire et fédéral. On est à peu près sûr d’une grève SNUipp-SGEN dans le premier degré. Il n’est pas sûr que le SE n’y soit pas au final favorable et ne soit pas fâché que le second degré, n’en soit pas.
Ce qui est sûr c’est que la question de la mise en œuvre du SMA sera fortement présente s’il n’y a que le premier degré et poussera à réduire la dimension globale que nous voulons.
Nous risquons de payer cher le merdier dans lequel la FSU s’est mise avec le 7, mais il est encore temps de se remettre dans le bon sens. En sachant que ce n’est que le début d’un processus. Bien entendu dans ce contexte, parler au niveau fédéral de reconduction était pour le moins prématuré. Dans le premier degré aux camarades de voir.

Jean-Michel Drevon

Par snes-ee-60 - Publié dans : Comité Délibératif Fédéral National
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 10:06

stage FSU « et nos salaires ?» qui se déroulera le jeudi 27 novembre à Creil, Bourse du Travail, de 9H30 à 17H00.

Pour participer au stage : il faut, avant le 24 octobre

c'est-à-dire avant le début des vacances d’automne :

 

-                     s’inscrire auprès de la FSU au 03 44 05 02 20 ou 09 52 91 01 60 ou 06 28 13 29 74 ou fsu60@fsu.fr

 

-                     et recopier de manière manuscrite le modèle de lettre ci-dessous puis le remettre à votre chef d’établissement ou de service, à l’IEN avant le 24 octobre, soit un mois avant la date du stage, pour transmission par la voie hiérarchique

 

Modèle de demande dE CONGE pour formation syndicale

(à reproduire à la main et à adresser un mois à l’avance par la voie hiérarchique)

 

« NOM.....................................Prénom................................

Grade et fonction ..........................................................

Etablissement ou école...................................................................

à- Monsieur le Recteur S/C du chef de service(2nd degré)

  - Monsieur  l’Inspecteur d’Académie S/C de l’IEN(1er degré) 

 

Conformément aux dispositions de la loi N° 84/16 du 11/01/1984 (article 34, alinéa 7) portant statut général des fonctionnaires (1), définissant l'attribution des congés pour formation syndicale avec maintien intégral du salaire, j'ai l'honneur de solliciter un congé le jeudi 27 novembre 2008 pour participer à un stage de formation syndicale.

 

Ce stage se déroulera à CREIL.

Il est organisé par la FSU sous l'égide du Centre National de Formation Syndicale de la FSU, organisme agréé figurant sur la liste des Centres dont les stages ou sessions ouvrent droit aux congés pour la formation syndicale (arrêté du 29 décembre 1999 publié au Journal Officiel du 06 janvier 2000).

Veuillez agréer, Monsieur le Recteur (ou Monsieur l’Inspecteur d’Académie) l’expression de ma considération distinguée.

 

A.................................... Le.................................... Signature »

(1) Pour les non titulaires remplacer par "de la loi N° 82/997 du 23/11/82 relative aux agents non titulaires de l'Etat".

Par snes-ee-60
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /Oct /2008 21:02
Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse du SNES-FSU et du SNEP-FSU en date du mardi 14octobre 2008 et relatif aux personnels non titulaires de l'Education nationale, sous le titre :

Respect des droits des personnels non titulaires : il est temps de passer à l’acte !


Dans une note récente envoyée aux recteurs, Xavier Darcos leur demande de respecter les droits auxquels les vacataires peuvent légitimement prétendre, comme notamment le paiement de l’ISOE qui, dans les faits, est toujours dénié par les rectorats.
Le SNES se réjouit de cette amélioration apportée à la situation faite aux vacataires de l'Education Nationale pour lesquels il est régulièrement intervenu auprès du Ministre.

Il précise cependant que cette note  ne doit pas masquer la réalité de la situation de ces personnels,  privés de l’essentiel : droit aux congés payés, aux congés maladie et au chômage. 

Il est temps pour le ministre de passer des intentions à l’action et de traiter  le problème de fond.

En effet, le recours à la vacation s’est généralisé depuis plusieurs années et s’accentue encore à cette rentrée du fait du poids des heures supplémentaires. Il est donc devenu systématique alors qu’il ne devrait être qu’exceptionnel (cf. la circulaire du 26 novembre 2007 relative aux modifications apportées au décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 par le décret n° 2007-338 du 12 mars 2007).

Légalement, un vacataire ne devrait accomplir qu’une prestation de service ponctuelle dans un temps qui ne doit pas correspondre à un besoin permanent tel le remplacement, sans continuité dans le temps et sans lien de subordination directe à l’autorité administrative.
Or, dans plusieurs académies (Grenoble, Nice par exemple) les vacataires représentent plus de la moitié des effectifs de non-titulaires. De nombreux collègues non titulaires sont sommés d’autre part d’alterner vacations et contrats. Ils vivent très mal ce déclassement. 

A plusieurs reprises, la FSU et le SNES ont alerté l’institution sur cette question de la précarité tant au niveau de la Fonction publique que de l’Education nationale : organisation d’un colloque national contre la précarité dans la Fonction publique, publication et diffusion d’un Manifeste contre la précarité, pour des emplois stables et pérennes, remise au médiateur de la République de plusieurs centaines de témoignages de personnels non titulaires… 

Le SNES a donc adressé une demande d’audience au ministre pour exiger la prise en compte de la situation des personnels non titulaires qui participent largement au bon fonctionnement du service public d’éducation.
Il demande la clarification des conditions de la gestion de ces personnels (contractuels et vacataires) et la fin du recours à la vacation.
Il rappelle enfin que la question de la précarité nécessite une réflexion d'ensemble dont la mise en place d’un nouveau plan de titularisation des personnels précaires.
Par snes-ee-60
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /Oct /2008 19:44
PARIS, 15 oct 2008 (AFP) - Les organisateurs de la manifestation de
dimanche 19 octobre pour l'éducation demanderont que l'investissement dans l'éducation soit une priorité, à l'heure où des milliards aident à sauver les banques, ont-ils expliqué mercredi lors d'une conférence de presse.
"A l'heure où l'on peut dégager des milliards pour les banques en quelques heures, serrer les cordons de la bourse pour l'éducation, c'est hypothéquer lourdement l'avenir. Une politique de rigueur risque d'ajouter la crise à la crise", a déclaré Jean-Baptiste Prévost, président des étudiants de l'Unef.
"On met 360 milliards sur la table (pour les banques, ndlr), avec des
conséquences que tout le monde ignore, ça nous permet tout de même de dire qu'il y a des contradictions, par rapport aux investissements qui ne sont pas faits dans l'éducation", a dit le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri.
"En période de crise, il y a un besoin de l'Etat, car c'est lui qui assure
dans la durée les investissements", a jugé Patrick Gonthier, secrétaire
générale de l'Unsa-Education, en estimant que le gouvernement faisait le contraire avec 8.500 suppressions de postes en 2007 dans l'Education, 11.200 en 2008, 13.500 en 2009 et, selon lui, 40.000 de plus entre 2010 et 2012.
"En dépit du discours, le gouvernement maltraite son école et la méprise. Or, quand l'école n'est plus la priorité, qu'est-ce qui l'est?", a-t-il demandé.

"Il y a un vrai mécontentement qui se manifeste partout, dans tous les
secteurs de l'Education, la manifestation va la rendre visible", a dit M.
Aschieri.
"Ce qui remonte de la province (...) est que nous sommes sur la lancée
d'une manifestation réussie", a-t-il ajouté, citant, avec d'autres
organisateurs, de "bons chiffres" venant du Morbihan, de l'Orne, de Nantes, Poitiers, Lyon ou Tarbes.
"Que des dizaines de personnes vont prendre le train à Tarbes à 3 heures du matin, ça montre quelque chose", a estimé M. Aschieri.

La pétition mise en ligne (
http://www.uneecole-votreavenir.org) par les
organisateurs de la manifestation a reçu à ce stade 25.895 signatures, selon le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan.
Par snes-ee-60 - Publié dans : Situation-Action
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /Oct /2008 19:34

Vous trouverez ci-dessous la pétition sur le mouvement 2009 et le paritarisme, pétition
 à l'appel du SNES, du SNEP et du SNUEP.
Signer la pétition : http://www.snes.edu/petitions/?petition=10
Mutations 2009

Respecter l’égalité de traitement, la transparence et le paritarisme

Le ministère vient de communiquer aux organisations syndicales le projet de note de service sur les mutations 2009. Si elles étaient entérinées, les dispositions nouvelles qu’il contient aboutiraient à soustraire de fait les mutations et affectations des personnels du second degré à tout contrôle et à tout examen contradictoire avec les élus du personnel dans les commissions paritaires. Ce projet ouvre la porte à des affectations discrétionnaires, à une individualisation des situations en dehors de toute transparence et sans garantie de règles communes et équitables, notamment avec :

  •  des barèmes totalement indicatifs ;
  •  la généralisation du  profilage des postes attribués « hors barème » ;
  •  la fin d’un mouvement commun à tous en traitant « à part » les affectations des néo-titulaires, les rapprochements de conjoints… et toute situation individuelle qui serait jugée particulière par les recteurs, y compris en dehors des commissions paritaires.

C’est donc la porte ouverte au fait du prince, à tous les passe-droits et clientélismes.

Au printemps dernier, nous avons réussi, ensemble, à imposer à la fonction publique le retrait d’un texte gouvernemental qui visait à supprimer définitivement tout rôle aux CAP en matière de mutation. Aujourd’hui, face à cette nouvelle tentative, nous exigeons un mouvement fondé sur des règles et des barèmes

  • prenant en compte la diversité des situations de manière équilibrée,
  • garantissant la transparence et l’égalité de traitement pour tous les collègues,
  • permettant aux élus du personnel d’exercer un véritable contrôle sur les décisions de l’administration.

Les soussignés exigent que le ministère abandonne son projet et revienne aux principes qui fondent le paritarisme.

Par snes-ee-60 - Publié dans : Situation-Action
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /Oct /2008 17:32

Le 19 mode d’emploi

La manifestation partira de la place d’Italie, à 13 heures avec un parcours passant par l’avenue des Gobelins, le boulevard de Port Royal, le boulevard Saint-Michel, le boulevard Saint-Germain, le pont de Sully, le boulevard Henri IV. L’arrivée se fera place de la Bastille.

 

Lieu exact du rendez-vous pour la Picardie (Amiens) : Place d'Italie entre la Rue Godefroy et le Bd V. Auriol.

La FSU Oise affrète 2 cars au départ  de l’Oise :

- NOYON 9H00 (Cours Druon) -> COMPIÈGNE 9H45 (Cours Guynemer) -> CREIL 10H30 (place Carnot)

- BEAUVAIS 09H30 (place du Jeu de Paume) -> MÉRU 10H05 (Gare SNCF)

INSCRIPTIONS par téléphone : 03 44 05 02 20 ou 06 28 13 29 74 ou remplir la fiche d’inscription sur
http://sd60.fsu.fr et l’adresser à fsu60@fsu.fr

Pour les amiènois travaillant dans l'oise, il y a 3 cars passant par Amiens :
- Circuit n°2 : 9h au cirque.
- Circuit n°4 : 8h50 au cirque.
- Circuit n°5 : 9h.

Inscriptions auprès de
stepane.brendle@wanadoo.fr ou http://19octobre-80.ouvaton.org.

Les sept organisations - la FSU, l’Unsa-Education, le Sgen-CFDT, l’ UNL, l’Unef, la FCPE et les Crap- appellent les personnels, les usagers et  tous les citoyens concernés par l'Ecole à manifester tous ensemble pour la défense du service public d'Education, pour que la politique de la rigueur budgétaire cesse.

 


PARIS, 10 oct 2008 (AFP) - Vingt-six nouvelles organisations, dont la Ligue
des droits de l'homme, le Mrap, Attac-France, soutiennent l'appel lancé par 21
organisations à une manifestation nationale le 19 octobre à Paris contre "les
suppressions de postes", ont annoncé les initiateurs de l'appel vendredi.
Le 25 septembre, 21 organisations de l'Education (dont les principaux
syndicats enseignants et lycéens) ont lancé une campagne, accompagnée d'un
site internet, intitulée "un pays, une école, votre avenir", destinée à
mobiliser l'opinion publique contre "les suppressions de postes" et sur
l'importance de "la place" de l'Education dans la société.
Elles appellent à manifester à Paris le dimanche 19 octobre.
"La mobilisation monte en puissance", écrivent-elles dans un communiqué,
puisque "26 nouvelles organisations soutiennent ou appellent à cette
mobilisation".
Parmi les nouvelles organisations figurent la Ligue des droits de l'homme,
le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap),
Attac-France, l'Amuf (urgentistes), Éclaireuses et Éclaireurs de France.
"En outre la pétition en ligne +Un pays, une école, notre avenir+, (...)
continue à recevoir chaque jour des signatures par milliers", ajoutent les
organisations.
Elle avait recueilli 18.705 signatures vendredi.
"L'inquiétude est réelle. Les récentes annonces budgétaires font craindre
le pire dans un climat déjà tendu dans l'Education. Nous assistons à une
rupture de fond dans la priorité qu'accordait la Nation à l'Education",
écrivent les organisations.
13.500 suppressions de postes sont prévues dans l'Education au budget 2009,
après 11.200 en 2008.

Par snes-ee-60 - Publié dans : Situation-Action
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 21:22



Alors que Sarkozy venait d’être élu et surfait sur une popularité qui semblait indéboulonnable, la rentrée 2007 a vu très vite des luttes sociales prendre le dessus. Régimes spéciaux, fonctionnaires, caissières de Supermarchés, Lycéens, parents d’élèves et enseignants, travailleurs sans papiers, RESF… d’octobre 2007 à juin 2008 les mobilisations se succédèrent, au rythme de  journées d’action, avec les résultats que l’on sait. Si ces mobilisations ont permis de commencer à réagir, parfois de temporiser, chacun sait que la politique mise en œuvre « il faut en finir avec un modèle social qui ne marche pas » n’a pas été remise en cause. Pire le gouvernement la poursuit chaque jour en poussant les feux dans tous les domaines, remodelant en profondeur la société.



Attentisme ou refus de « faire semblant »

D’où une rentrée 2008 qui surprend tous les stratèges et autres journalistes qui s’interrogent «Les syndicats divisés peinent à peser sur la rentrée sociale »  ou « Drôle de rentrée dans l’éducation » !

Nous-mêmes, nous l’avons dit depuis juillet, nous refusons de repartir dans une succession de journées de grève ponctuelles et disparates (salaires, projet éducatif, La Poste, protection sociale…) sans nous donner les moyens de construire une action dans la durée, crédible pour les salariés et la population pour imposer reculs et autres choix.

La manifestation, nationale ou pas, la grève, de 24h ou reconductible, la lutte, sectorielle ou convergente, sociétale ou corporatiste… ne prendront sens que si nous expliquons clairement ce qu’il en est, de la politique suivie, de ce qui est en jeu et de ce que l’on veut obtenir. « La première des batailles à mener, et la plus décisive, est une bataille d’idées.» écrit  Jacques Généreux.

Or la plupart des politiques qui gouvernent, ou aspirent à le faire, certains des dirigeants syndicaux « qui comptent », se sont ralliés aux fondements idéologiques du  néo-libéralisme et aux valeurs sur lesquelles il s’appuie. D’où leur impuissance à expliquer, dénoncer et s’opposer sur le fond. La conférence de presse de rentrée de la CFDT en est un « sommet ».

La privatisation des esprits

Le travail de privatisation des esprits a précédé celui de la privatisation de l’État. Depuis le fameux « tournant » de 1983 en France, la « concurrence libre et non faussée » qui régnait en maître dans les pays anglo-saxons, et sur laquelle d’ailleurs ils reviennent en partie au vu des catastrophes qui en ont découlée,  s’est imposée en France.  Instiller une culture anti-fonctionnaire, anti-administration et anti impôts. Creuser les déficits pour créer l’illusion que le pays « vit au dessus de ses moyens » pour ensuite « réformer » l’État et privatiser les services publics et la protection sociale. Les néolibéraux savent qu’ils ont gagné le jour où, dans l’imaginaire collectif, les résistants à la « primauté du marché » n’incarnent plus le progrès, mais la défense d’un monde ancien et dépassé. Ils peuvent alors « faire payer les pauvres pour améliorer le sort des riches ». C’est ce qui commence.

Le but des néolibéraux n’est pas d’affaiblir l’État, mais de disposer à leur guise d’États assez puissants pour imposer à l’intérieur comme à l’extérieur, un ordre conforme à leurs intérêts et à leur vision du monde. La révolution libérale des années 80 n’appelle pas une contre-révolution étatiste qui remettrait les commandes de l’économie aux mains du pouvoir central. Elle appelle une révolution démocratique qui refonderait une culture du bien commun et remettrait les commandes du pouvoir aux mains de tous les citoyens.

 

Laïcité

Après le Dalaï Lama, en visite religieuse, bénissant Madame Sarkozy et Monsieur Kouchner, c’est le Pape qui  est venu visiter la famille présidentielle, qui espérait un miracle. Le Chanoine de Latran persiste et signe sur la voie de sa « laïcité positive » accompagné par le transfuge Max Gallo. La FSU ne doit pas sous-estimer les dangers du retour d’un intégrisme qui en France comme ailleurs, catholique ou musulman, se nourrit d’abord de l’alignement des politiques sur le  néo libéralisme et ses dégâts.

 

Les SP : un enjeu de société 

Après les autres Services Publics, voilà le tour de La Poste déjà « ouverte à la concurrence ». Saurons-nous cette fois déjouer les pièges, les divisions, et mener une campagne d’opinion, via un referendum, pour y faire obstacle ? C’est une de nos tâches, elle est à notre portée.

Comme est à notre portée, et heureusement bien enclenchée celle–là, la mobilisation contre le fichier Edvige. Après base-élèves, cette bataille montre qu’il faut du temps pour informer, convaincre, rassembler, mais que si l’on a un cadre très large et unitaire, une campagne déterminée des organisations représentatives, alors, comme pour les sans papiers, la population montre, sur des sujets de société lourds sa capacité à résister lorsqu’on l’organise.

La difficulté a engagé un processus similaire sur l’ordonnance de 45 et l’enfermement des mineurs ne doit pas nous faire oublier que sur ce terrain aussi l’idéologie néo-libérale a fait des progrès.

Après le code du travail, les 35h, les heures supplémentaires qui se sont traduit par une reprise sérieuse et durable du chômage, le gouvernement vient de finaliser le RSA. Réussissant le tour de force de faire croire à une taxation du capital il a parfaitement occulté l’offensive lancée contre les chômeurs contraints d’accepter la précarité et la pauvreté au travail.

Le prochain chantier est celui de la protection sociale dans toutes ses dimensions. A nouveau le silence de la gauche et des confédérations est assourdissant. Alors que des mobilisations ont lieu contre les fermetures d’hôpitaux, alors que des collectifs tentent de lutter contre la remise en cause d’un système solidaire, les confédérations semblent comme sur les autres sujets oublier de mener campagne, d’expliquer, de dénoncer la casse du dernier pilier d’un système social certes imparfait et à améliorer mais qui fait encore une des forces de la société française.

Le chômage de masse, la précarisation et l’aggravation des inégalités progressent ; l’éclatement du salariat, la nouvelle organisation hiérarchique et l’employabilité font leur chemin dans les entreprises dans un contexte de « Crise » économique et de baisse du pouvoir d’achat (et les services publics en participent) … tous les ingrédients sont réunis pour une riposte générale, privé-public. C’est ce que l’on avait espèré (ce que l’on nous avait fait espérer !) dans l’annonce du 7 octobre. A l’arrivée il semble bien que les grandes manœuvres syndicales à la veille des élections prud’homales, vont, comme le 17 juin dernier, réussir à vider de son sens ce qui risque d’être le seul rendez-vous de cette rentrée.

Comment s’étonner dès lors de « l’attentisme ».

Les confédérations, au lieu de se saisir des questions essentielles des SP pour en faire un enjeu de société et non une lutte des seuls fonctionnaires, reprochent aux organisations des SP leur « corporatisme » et regardent, au mieux avec résignation, au pire avec mépris leurs combats contre la RGPP, les privatisations et autres liquidation  des outils de solidarité. Au final, comme on l’a vu le 17 juin, tout le monde perd !

Il est pourtant plus que temps de reprendre la main car « quand une société troque la sécurité sociale pour la sécurité tout court elle prend en réalité le chemin de l’insécurité générale. »

L’Education

L’Education, comme la Santé, fait partie des grands chantiers du gouvernement, mais aussi des grandes demandes de la population. Là encore, et cette fois nous sommes au premier rang, il faut bien constater la très grande difficulté, ou bien le refus pour certains, de rendre lisible et compréhensible ce qui est une remise en cause totale et profonde  des ambitions et défis que représente la réussite de tous les jeunes.

Bien sûr ils multiplient les angles d’attaques, hier le supérieur et le primaire, le lycée professionnel, aujourd’hui la formation des maîtres, demain le Lycée. Bien sûr ils savent utiliser au mieux les carences et échecs du système (que nous dénonçons nous-mêmes), ils tentent d’acheter les quelques fonctionnaires qui resteront au prix de la précarité de tous les autres. Mais, non, ce n’est pas « compliqué ». C’est bien parce que nous sommes depuis des années sur la défensive que nous ne réussissons pas, ou ne voulons pas, rendre clairs les objectifs poursuivis : ils veulent en finir avec ceux portés, depuis le plan Langevin-Wallon (jamais mis en œuvre), d’une école instrument de plus grande justice sociale, d’un droit à l’éducation pour tous. C’est même  l’abandon de la fameuse « égalité des chances » -qui n’est pas la même chose que la réussite de tous – C’est « moins d’école, moins de personnels, moins d’heure de cours » et une privatisation accélérée via, notamment, la suppression de la carte scolaire. Cela donne l'individualisation (appelée « autonomie ») comme seul modèle pédagogique avancé pour traiter la difficulté scolaire. C’est l’externalisation du « soutien ». Dans « l'égalité des chances » c'est la chance qui l'emporte, il faut savoir la saisir ... en travaillant !

L’urgence n’est donc pas pour nous de négocier ou de tenter d’aménager des réformes dangereuses, mais bien de dénoncer clairement ce qui se met en place. De l’expliquer non seulement aux personnels mais aux usagers et à la société. De trouver les moyens, tous les moyens, d’intervenir dans le  débat public, de faire se rencontrer parents, enseignants et chercheurs, d’agir. L’unité qui s’est faite pour la campagne et la manifestation du 19  peut en être le début, ne le loupons-pas.

Abandonnant une grève de rentrée, pour un 7 octobre auquel la FSU a essayé, à la mesure de ses moyens de donner un contenu et une forme combative et rassembleuse, nous nous retrouvons à nouveau dans une situation ingérable. Condamnée soit à faire seuls une grève interprofessionnelle, soit à tenter de faire de cette journée interprofessionnelle, la première grève de l’éducation contribuant à la construction du mouvement social pour l’école qu’elle recherche. Les deux termes de l’alternative étant piégés.

Sans oublier la mise en place du SMA qui va rendre beaucoup plus difficile les luttes dans toute l’Education Nationale.

Nous n’avons donc malheureusement plus le choix, ou plutôt il en nous reste plus qu’à assumer celui que nous avons fait fin août en nous alignant sur le 7. Il nous reste à tout faire pour que le 7, marque le premier sursaut face à la politique Sarkozy-Fillon-Darcos.

 

La France en guerre

La France est en guerre en Afghanistan. Certains viennent de le découvrir douloureusement. Rien, ni en Afghanistan, ni en Irak, ni en Iran, ni en Afrique ne justifie l’intervention militaire de la France ou d’un autre pays de l’OTAN. Nous savons bien que la montée des intégristes, l’influence des terroristes se nourrissent de ces politiques.

La FSU doit donc continuer à exiger, sans conditions, le retrait des forces françaises.

En Palestine, non seulement le « processus de paix » tant annoncé ne progresse pas, mais les colonisations et l’enfermement eux se poursuivent selon la bonne vieille pratique du fait accompli. Si nous nous réjouissons de la percée du blocus de Gaza par un bateau de la solidarité internationale, nous devons mobiliser nos forces pour poursuivre le travail de solidarité et d’échanges avec les palestiniens et les forces israéliennes pour la paix.

Par snes-ee-60 - Publié dans : Comité Délibératif Fédéral National
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 18:36
PARIS, 3 sept 2008 (AFP)

Plusieurs organisations de l'Education, dont les principaux syndicats enseignants, ont appelé "tous les citoyens concernés par l'Ecole" à une manifestation nationale le dimanche 19 octobre à Paris "pour la défense d'un service public d'Education", ont-elles annoncé mercredi à l'AFP.
Mercredi soir, "sept organisations - les fédérations FSU, Unsa-Education,
Sgen-CFDT, le syndicat lycéen UNL, l'organisation étudiante Unef, les parents d'élèves de la FCPE et le mouvement pédagogique Crap "se sont mis d'accord sur l'organisation d'une manifestation nationale le 19 octobre à Paris", ont
déclaré à l'AFP le Sgen-CFDT et l'Unsa-Education à l'issue d'une réunion
commune.
Cette manifestation appellera "tous les citoyens concernés par l'Ecole" - y
compris les parents - à défiler "pour la défense du service public d'Education, pour que la politique de la rigueur budgétaire cesse et que les réformes nécessaires soient menées d'une autre manière, pas au pas de charge",
a précisé le Sgen-CFDT.
D'autres organisations, qui n'étaient pas présentes à cette réunion
mercredi, comme la CGT, devront par la suite dire si elles participent ou non.
Cette manifestation entend notamment être une riposte aux 11.200 suppressions de postes dans l'Education à la rentrée 2008, aux 13.500
annoncées pour 2009 et aux craintes que ce rythme continue les deux années
suivantes.
Un texte résumant cet appel doit être diffusé jeudi.
Ces organisations s'étaient mises d'accord, la semaine dernière, sur le
principe d'une manifestation mais n'avaient pas fixé de date.
Une journée nationale d'action, sans appel national à la grève, pour le 11
septembre, a par ailleurs été lancée par une intersyndicale enseignante (FSU,
Unsa-Education, Sgen-CFDT, FO, CGT, FAEN, Solidaires).
Par snes-ee-60 - Publié dans : Situation-Action
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Sylvain GERMAIN : 06 99 27 24 17
sylvain.germain@aliceadsl.fr
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